{"id":7507,"date":"2023-05-22T13:31:41","date_gmt":"2023-05-22T11:31:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ilnu.org\/user-chronicles\/sylvie-sylvie-mowno\/"},"modified":"2023-05-22T13:32:03","modified_gmt":"2023-05-22T11:32:03","slug":"sylvie-sylvie-mowno","status":"publish","type":"user_chronicles","link":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/user-chronicles\/sylvie-sylvie-mowno\/","title":{"rendered":"Sylvie-Sylvie \/ Mowno"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\">L\u2019histoire est belle. Un fils retrouve un jour, dans le garage familial, un tr\u00e9sor que l\u2019on croyait perdu ou oubli\u00e9. Une simple boite contenant de vieux enregistrements de 1975 de Mad Anthony, le groupe form\u00e9 par son p\u00e8re John, dont la popularit\u00e9 n\u2019a malheureusement jamais d\u00e9pass\u00e9 le cercle des amis ou les limites du comt\u00e9 de Santa Barbara. Le rejeton s\u2019approprie rapidement les cassettes, qu\u2019il surnomme avec affection \u2018Sylvies\u2019. Il en fera, quelque temps plus tard, l\u2019unique source d\u2019inspiration de l\u2019\u0153uvre (tr\u00e8s) personnelle \u00e9voqu\u00e9e aujourd\u2019hui. Freud aurait certainement beaucoup de choses \u00e0 dire l\u00e0-dessus mais, bon, ce n\u2019est pas le sujet. Le fils s\u2019appelle Ben. <strong>Ben Schwab<\/strong><b>.\u00a0<\/b>Jusqu\u2019\u00e0 sa collaboration avec <strong>Drugdealer<\/strong> sur le tr\u00e8s beau <i>Raw Honey<\/i>\u00a0en 2019, son nom nous \u00e9tait inconnu. Le d\u00e9licat et surann\u00e9\u00a0<i>Sylvie,\u00a0<\/i>jolie surprise de ce d\u00e9but d\u2019automne, nous fera d\u00e9sormais nous en souvenir et, par la m\u00eame occasion, ne pas trop oublier celui de son paternel.<\/p>\n<p class=\"p1\">D\u00e9crire l\u2019\u00e9pure, la chose simple, n\u2019est jamais \u00e9vident.\u00a0<i>Sylvie<\/i>\u00a0ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle. Plus complexe dans ses intentions qu\u2019il n\u2019y para\u00eet, le court album peut \u00e0 la fois se concevoir comme un hommage, exercice de style ou journal intime. Voire, pour les mauvaises langues, une photographie mille fois vue et revue du San Francisco du Summer Of Love ou du Los Angeles de Laurel Canyon. Impossible de dire \u00e9galement si Ben Schwab a voulu tuer le p\u00e8re ou, au contraire, lui offrir la post\u00e9rit\u00e9. Lui-m\u00eame l\u2019ignore peut-\u00eatre et certaines questions ont plus de valeur que leurs r\u00e9ponses. Apr\u00e8s tout, commen\u00e7ons par r\u00e9gler notre propre \u0152dipe avant de th\u00e9oriser sur celui des autres.<\/p>\n<p class=\"p1\">M\u00eame si artisanale et sans grande pr\u00e9tention, la pop-folk hors du temps de Sylvie<b>\u00a0<\/b>s\u2019apparente au sublime et fr\u00f4le parfois le divin.<i>\u00a0<\/i>Les d\u00e9chirantes balades\u00a0<i>Falls On Me<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Further Down The Road\u00a0<\/i>en sont la plus belle illustration.<i>\u00a0<\/i>Sur ces deux morceaux<i>,\u00a0<\/i>le chant de <strong>Marina Allen<\/strong>, fragile comme autrefois celui de Karen Carpenter, fait frissonner \u00e0 l\u2019unisson corps et c\u0153ur. Le crooner n\u00e9o-folk <strong>Sam Burton<\/strong>, \u00e0 qui un tr\u00e8s bel avenir semble promis, apporte un suppl\u00e9ment d\u2019\u00e2me \u00e0 l\u2019easy-listening sensible de\u00a0<i>Sylvie\u00a0<\/i>et\u00a0<i>Stealing Time<\/i>.\u00a0<i>Rosaline \u2013\u00a0<\/i>interpr\u00e9t\u00e9e par le p\u00e8re \u2013<i>\u00a0<\/i>et la subtile d\u00e9ambulation\u00a0<i>Shooting Star\u00a0<\/i>rappelleront, sans que ce soit pour autant n\u00e9cessaire, que bon sang ne saurait mentir (ou, selon les pr\u00e9f\u00e9rences de chacun, que les chats ne font pas des chiens). R\u00e9ussite individuelle, collective et familiale,\u00a0<i>Sylvie<\/i>\u00a0ensoleillera notre fin d\u2019ann\u00e9e et r\u00e9sistera, avec un petit peu de chance, \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>#Sylvie #BenSchwab<\/p>\n","protected":false},"featured_media":7508,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categorieschronicles":[],"class_list":["post-7507","user_chronicles","type-user_chronicles","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/user_chronicles\/7507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/user_chronicles"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/user_chronicles"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7507"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7508"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorieschronicles","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categorieschronicles?post=7507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}