{"id":6737,"date":"2023-04-28T13:39:40","date_gmt":"2023-04-28T11:39:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/user-chronicles\/the-national-mowno\/"},"modified":"2023-04-29T08:02:34","modified_gmt":"2023-04-29T06:02:34","slug":"the-national-en-quelques-mots-mowno","status":"publish","type":"user_chronicles","link":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/user-chronicles\/the-national-en-quelques-mots-mowno\/","title":{"rendered":"The National en quelques mots \/ Mowno"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\">Compos\u00e9 d\u2019amis d\u2019enfance et de membres de la m\u00eame famille,<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/the-national\"><strong>\u00a0The National<\/strong><\/a>\u00a0est de ces groupes qui, unis \u00e0 vie par les liens du sol et du sang, d\u00e9finissent parfaitement les notions de clan, ancrage et fid\u00e9lit\u00e9. D\u00e9veloppons un peu. Tout, ou presque, commence en 1999 \u00e0 Brooklyn. Le presque trentenaire\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/matt-berninger\"><strong>Matt Berninger<\/strong><\/a>, qui s\u2019ennuie alors copieusement mais confortablement dans l\u2019univers merveilleux de la publicit\u00e9, fonde The National en compagnie de camarades de longue date, les fr\u00e8res Devendorf et Dessner. Tous quatre sont, comme lui, originaires de Cincinatti dans l\u2019Ohio. Le quintet trouve instantan\u00e9ment ses marques et se r\u00e9partit \u00e9quitablement r\u00f4les et responsabilit\u00e9s. Bryan et Scott Devendorf, essentiels et discrets travailleurs de l\u2019ombre, se voient logiquement confier la section rythmique. Les jumeaux Aaron et Bryce Dessner, cr\u00e9atifs et compl\u00e9mentaires, s\u2019approprient \u2013 pour faire simple \u2013 compositions et orchestrations. Berninger, baryton \u00e0 la prestance shakespearienne, s\u2019impose naturellement comme frontman. Cinq hommes, trois patronymes et deux fratries qui resteront \u00e0 jamais synonymes d\u2019int\u00e9grit\u00e9, constance et engagement. Et qui, accessoirement, feront basculer le songwriting US traditionnel, biberonn\u00e9 \u00e0 l\u2019Americana et Johnny Cash, dans une nouvelle \u00e8re et une autre dimension.<\/p>\n<p class=\"p1\">Apr\u00e8s des d\u00e9buts timides et proches du confidentiel sur Brassland, label un peu fond\u00e9 pour l\u2019occasion par les fr\u00e9rots Dessner, The National attire l\u2019attention de la t\u00eate chercheuse Sean Bouchard et son\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/talitres\"><strong>Talitres<\/strong><\/a> naissant. Distribu\u00e9 par l\u2019\u00e9curie bordelaise et d\u00e9fendu bec et ongles sur France Inter par Bernard Lenoir, <em>Sad Songs For Dirty Lovers<\/em>\u00a0permet au groupe de gagner en visibilit\u00e9 et notori\u00e9t\u00e9. Petit \u00e0 petit, l\u2019oiseau fait son nid. La France, pays des droits de l\u2019homme et de G\u00e9rald Darmanin, s\u2019av\u00e8re rapidement trop petite pour une formation d\u2019une telle envergure.\u00a0<em>Alligator<\/em>\u00a0(2005) sortira ainsi sur Beggar Banquet et posera la premi\u00e8re pierre d\u2019un triptyque majestueux, proche de la perfection, que viendront ensuite compl\u00e9ter le chef d\u2019\u0153uvre\u00a0<em>Boxer<\/em>\u00a0(2007) et le tr\u00e8s classieux\u00a0<em>High Violet<\/em>\u00a0(2010).<\/p>\n<p>Au sommet de son art, The National aurait pu se noyer dans l\u2019ego et se contenter de critiques unanimes et dithyrambiques. Ou, parce qu\u2019il ne faut jamais oublier la froide r\u00e9alit\u00e9 du quotidien, se satisfaire de ventes d\u00e9passant toutes ses esp\u00e9rances. Il n\u2019en fut rien. Adultes et responsables, Berninger et sa troupe font le choix de s\u2019impliquer. Politiquement, tout d\u2019abord. Les gar\u00e7ons soutiendront haut et fort Barack Obama en 2008 et 2012 (<em>Fake Empire<\/em>\u00a0servira m\u00eame de bande son \u00e0 un clip de campagne). Humainement, ensuite. Sous l\u2019impulsion des Dessner, le groupe orchestrera, \u00e0 des fins caritatives, la r\u00e9alisation de l\u2019excellente compilation\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/news\/dark-was-the-night-bonne-cause\/\">Dark Was The Night<\/a><\/em>\u00a0(2009) et de l\u2019inclassable Day Of The Dead (2016), tribute aux p\u00e8res fondateurs Grateful Dead. Les b\u00e9n\u00e9fices des deux disques, sur lesquels on peut notamment retrouver\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/arcade-fire\"><strong>Arcade Fire<\/strong><\/a>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/feist\"><strong>Feist<\/strong><\/a>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/the-flaming-lips\"><strong>Flaming Lips<\/strong><\/a>\u00a0ou David Byrne, seront int\u00e9gralement revers\u00e9s \u00e0 Red Hot Organisation et ses actions de lutte contre le SIDA. Apr\u00e8s un tr\u00e8s r\u00e9ussi et \u2013 une nouvelle fois \u2013 totalement ma\u00eetris\u00e9\u00a0<em>Trouble Will Find Me<\/em>\u00a0(2013), la petite tribu d\u00e9cide, sans toutefois y parvenir, de se r\u00e9inventer. Coups d\u2019\u00e9p\u00e9e dans l\u2019eau (ou pas loin), le sombre et litt\u00e9raire\u00a0<em>Sleep Well Beast<\/em>\u00a0(2017) et le beaucoup trop long\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/disques\/the-national-i-am-easy-to-find\/\"><em>I Am Easy To Find<\/em><\/a>\u00a0(2019) s\u2019oublieront assez vite, contrairement au nouvel opus\u00a0<em>First Two Pages Of Frankenstein<\/em>, dont les premiers extraits (<em>New Order T-Shirt, Tropic Morning News<\/em>) et les collaborations annonc\u00e9es (<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/sufjan-stevens\"><strong>Sufjan Stevens<\/strong><\/a>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mowno.com\/tag\/phoebe-bridgers\"><strong>Phoebe Bridgers<\/strong><\/a>\u2026) laissent sereinement envisager le meilleur.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":6740,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categorieschronicles":[1027],"class_list":["post-6737","user_chronicles","type-user_chronicles","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","categorieschronicles-focus-on"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/user_chronicles\/6737","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/user_chronicles"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/user_chronicles"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6737"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"categorieschronicles","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ilnu.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categorieschronicles?post=6737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}